Selon Goldman Sachs les grandes banques sont désavantagées

Goldman Sachs vient de publier une étude qui montre que les six plus grandes banques américaines - JPMorgan Chase, Bank of America, Citigroup, Wells Fargo, Goldman Sachs et Morgan Stanley - possèdent un léger avantage de financement sur le marché obligataire - de seulement 6 points en moyenne - de 1999 jusqu'à la crise financière, mi-2007. L'étude montre que si cet avantage s'est fortement creusé au cours de la crise, il s'est ensuite inversé pour se transformer en un désavantage important en 2011 et 2012. "Aujourd'hui, les obligations de ces six banques systémiques possèdent un désavantage d'environ de 10 points par rapport aux obligations d'autres banques" constate l'étude.

Des résultats contradictoires

L'étude affirme que le sauvetage des banques à permis au gouvernement un bénéfice de 15 %.

L'étude affirme que le sauvetage des banques à permis au gouvernement un bénéfice de 15 %.

"Nos résultats diffèrent de recherches antérieures en grande partie parce que d'autres études ont eu tendance à analyser un univers trop large des émetteurs d'obligations, y compris les services financiers non bancaires et aux entreprises non-américaines à partir d'un large éventail de pays" expliquent les chercheurs.

L'étude constate également que les plus grandes banques américaines génèrent moins de pertes réalisées que les petites banques de dépôts. "Quand les grandes banques rencontrent des difficultés, comme elles le font certainement à certains moments, leurs pertes financières directes sont généralement pris en charge par leurs actionnaires ou des créanciers".

Le gouvernement est le gagnant de la crise, selon Goldman Sachs

Le rapport observe que "le gouvernement a réalisé un bénéfice de 15% sur son assistance aux six plus grandes banques... En revanche, plus de 400 petites banques doivent encore rembourser leurs fonds du TARP (Troubled Asset Relief Program) complètement, et 40 % de ceux qui ont remboursé se sont appuyés sur d'autres sources de financement du gouvernement plutôt que sur leurs propres ressources".

Les résultats de cette publication interviennent au moment où le gouvernement US mais aussi en Europe prennent des mesures réglementaires en vue de contourner ces puissances financières.

"La croyance selon laquelle certaines banques sont trop grosses pour faire faillite est dangereuse car elle pourrait à nouveau conduire à la prise de risque inconsidérées, comme certains joueurs peuvent croire que les pertes seront toujours «socialisés». C'est une notion que les régulateurs et les décideurs veulent se débarrasser et elle a suscité des graves appels pour briser les grandes banques" prévient Goldman Sachs.

 

Pour en savoir plus : http://www.goldmansachs.com/our-thinking/public-policy/regulatory-reform/measuring-tbtf.html

Patrice Remeur

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