François 1er : après la fumée blanche, la liste blanche

François 1er, pape nouvellement élu, devra très rapidement clarifier la situation de la Banque du Vatican. Pour rappel, le 10 janvier 2013, la Banque d'Italie annonçait, dans un communiqué, arrêter les transactions de la Deutsch Bank Italie pour les distributeurs de la Cité du Vatican.

Les motifs étant que la Banque du Vatican ne disposaient pas de contrôles suffisants dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et elle avait installé sans les autorisations nécessaires les automates.

Les règles actuelles permettent aux banques des pays de l'Union européenne d'opérer dans un pays hors UE uniquement si, elles sont conformes à la réglementation bancaire, disposent d'un système de surveillance approprié et qu'elles échanges des informations entre les Autorités respectives.

Or, la Cité du Vatican ne possède pas de réglementation bancaire et doit donc faire une demande "d'équivalence" auprès du Conseil de l'Union européenne. Ensuite, chaque pays de l'UE adopte "l'équivalence" par décret.

En Juillet 2012, l'organisation internationale compétente appelée Moneyval, reconnaissait les progrès réalisés mais soulignait que l'État du Vatican, n'apportait pas la preuve d'un régime anti-blanchiment efficace.
On se souvient au mois de mai dernier des soupçons de blanchiment qui pèsent et qui a valu la place du Président de la Banque du Vatican, Ettore Gotti Tedeschi.

Le pape François 1er a donc une grande réforme à mettre en place pour placer le Vatican sur la "liste blanche".

Les transactions sont désormais traitées par les Suisses

En attendant, le Vatican, n'a pas eu de difficulté à trouver une solution pour traiter ses transactions. L'Eglise s'est adressée à un prestataire de service de paiement installée en Suisse, également non membre de l'UE et donc non soumis à la réglementation, le groupe Aduno.

Avec 91 millions d'euros de recettes en 2011 liées aux visites de ses musées, l'Institution est intéressante pour le prestataire.

"Le Vatican attire chaque année plusieurs millions de visiteurs. Les produits et services d’Aduno permettent de garantir que les paiements électroniques par carte de crédit et de débit aux terminaux de paiement ou par Internet soient acceptés et traités au Vatican. Les terminaux de paiement installés au Vatican sont équipés d’un écran couleur convivial et disposent des certificats de sécurité les plus récents. La fonction de paiement sans contact est intégrée en standard sur chaque appareil, ce qui permet de régler rapidement et aisément de petits montants (jusqu’à 20 euros), sans NIP ni signature. En outre, les touristes peuvent par exemple payer leurs billets d’entrée aux musées en ligne sur les sites Web du Vatican prochainement. Bref, du paiement sans numéraire rapide et convivial" peut on lire sur le communiqué du Groupe Suisse.

 

Patrice Remeur

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